Le Fleuve

Claude Ponti et moi, on a une Adèle en commun (voir sa dédicace). C’est chouette, ça crée des liens. Mais, je divague sur le fleuve, ce n’est pas d’Adèle dont je veux vous parler, mais de son père, l’étonnant magicien des mots et des images (quelle chance, cette Adèle!), Claude Ponti, qui vient de faire paraitre son dernier album, Le fleuve.

En commençant l’histoire, en suivant la vie des Oolong dans un premier temps puis des Dong-Ding par la suite, j’ai ressenti un apaisement, une harmonie, comme rarement en littérature jeunesse. En prenant son temps, sur le bord du fleuve l’Ongoh, Claude Ponti raconte la vie de ces deux peuples sereins. Le format de l’album à l’italienne contribue sans doute à ce sentiment. Mais aussi la poétique beauté des paysages, l’enchantement de ces vies qui ont en commun l’importance de la famille, la transmission des savoirs par le jeu et l’éducation, le lien intime avec la nature. «Il faut savoir tous les noms de toutes les plantes, et leur goût, pour les conserver au mieux, les déguster avec toute leur saveur…».  L’auteur assaisonne la grandiose description de ces mondes et de ces vies par des touches humoristiques comme à son habitude,  tant dans les illustrations que dans la poésie du texte: «Rouh-Dang apprend à connaitre les plantes qui soignent et qui guérissent, les turumes, les crokfièvres, ou les chtendormes, par exemple. Certaines sont haut perchés au somment de montagnes équilibristes.»

Oui, il prend son temps pour parler de choses essentielles comme la mort des grands-parents (qui peuvent choisir de renaitre dans le corps d’un de leurs petits-enfants) et aborde franchement le thème de la quête sexuelle des enfants. En fait, il tisse un lien entre la mort des grands-parents et la sexualité puisque ces derniers vont exprimer avoir envie de renaitre dans le corps d’un autre sexe.
Qu’est-ce qui nous définit ? Notre sexe ou  l’héritage de notre culture ? Ce sont au fond les questions auxquelles sont confrontés les deux  héros de l’histoire, Louz-Nour et Rouh-Dang. La réponse, ils la trouveront d’eux-mêmes, avec un petit coup de pouce des ancêtres qui leur parlent aux balcons de leurs oreilles. C’est magnifique.

Qu’il est reposant d’imaginer  la belle vie harmonieuse des peuples Oolong et Dong-Ding où l’on sent l’esprit de communauté, la joie enfantine et le rôle important de certains adultes passeurs de savoirs comme Bili-Ô-lidée ou Lasko-Belle. Cet apaisement vient peut-être aussi de l’ineffable confiance  que Claude Ponti fait à l’enfance.
Si les histoires parallèles des Oolong et des Dong-Ding commencent au coeur de la famille, c’est pour que le lecteur déguste encore mieux le chemin parcouru jusqu’à ce que les deux enfants se rencontrent sur une île. Ensemble, ils créeront quelque chose de fort. Ce seront eux qui trouveront le courage d’agir et dépasser leur peur pour sauver les mamans gelées  (gla gla gla !) et les papas glacés (klik klik klik!) par le monstre sadique Kapadnon, dont l’apparence provoque une frayeur réjouissante : s’étirant sur toute la largeur de la page trop petite pour le contenir, mi crustacé géant mi insecte, il est piquant de partout et lance des éclairs foudroyants.
De leur refuge où ils sont les seuls à être libres (et libres d’agir), Louz-Nour et Rouh-Dang se démènent pour trouver les ingrédients et fabriquer les fameux Lixirs de Longue Vie Éternelle exigés par le monstre.
Réjouissance encore pour le lecteur quand il découvre que les élixirs préparés par une fille et un garçon de deux peuples différents auront pour effet de rendre le monstre invisible et rikikimini. On peut en effet bien se rigolmarrer.
C’est aussi grâce aux enfants que les Oolong et les Ding-Dong deviendront amis pour toujours. Et «un autre jour, plus tard et ailleurs autre part, Louz-Nour et Rouh-Dang se sont construit une maison flottante». C’est dans cette dernière page (une sorte d’épilogue) que leur grande liberté se confirme puisque « Elle et il ont décidé d’être fille ou garçon selon leur envie.»

Cet album mérite qu’on s’y arrête lentement, tranquillement pour savourer la majestuosité des illustrations dans lesquelles Claude Ponti travaille deux plans: d’un côté, le fleuve toujours paisible créant l’horizon dont le trait relie chaque page; de l’autre l’aspect fouillé et détaillé des maisons, des plantes, tout cela grouillant de vie. Simplicité et foisonnant chantent ensemble.
Prenez aussi le temps de lire ce texte dans toute sa sensualité, sans compter l’originalité de la structure du récit et la richesse des thèmes soulevés. Et oui, tous les enfants se posent des questions sur leur sexualité. C’est le moment d’être près d’eux pour répondre à leurs interrogations s’ils en ont.
Un très bel album de Ponti.

Le fleuve. à l’école des loisirs

Voir aussi Enfances

Parce que l’enfance ne meurt jamais, voici Enfances

Quand deux formidables créateurs  jeunesse s’associent, ça donne le meilleur pour les enfants. Dans Enfances, Claude Ponti et Marie Desplechin relatent les enfances de femmes et d’hommes connus ou peu connus, voir pas connus du tout. Ils attirent notre attention sur le moment crucial de ce temps qui déterminera, en partie ce qu’ils deviendront, adultes. « … la majorité d’entre eux ont porté l’adulte qu’ils allaient devenir, et c’était déjà immense. »

Claude Ponti synthétise l’enfance du personnage par une illustration qui à son tour inspire la narration de Marie Desplechin.
Si l’élégance du trait de Claude Ponti évoque l’être en devenir dans une certaine symbolique (à laquelle il peut ajouter de l’humour ou une pointe d’onirisme), le ton de Marie Desplechin vise la clarté dans une écriture parfois presque journalistique. D’ailleurs, la répartition du texte en deux colonnes évoque le format d’un journal. Quoi qu’il en soit, l’écriture est franche, rythmée, enjouée. Le duo se complète merveilleusement, vous l’aurez compris.

Parce que ces 62 enfances se déroulent à des moments différents dans le temps et dans l’espace, parce qu’elles reflètent des cultures, des religions ou des natures profondément variées, chaque histoire apporte sa dose de réflexion sur la vie: sur la compréhension des actes posés dans ce temps de l’enfance, mais plus largement des réflexions sur des thèmes aussi importants que la place des enfants, celle des femmes, la famille, le pouvoir, le hasard, le besoin de transmettre, l’éducation, la religion, l’art, le génie…
Le choix libre des auteurs permet au lecteur d’avoir un panel de noms étonnants. Nos jeunes lecteurs seront sans doute attirés dans un premier temps par l’enfance de ceux ou celles qu’ils connaissent: Einstein, Helen Keller ou Charlie Chaplin. Ou bien, ils seront  intrigués par l’enfance de L’enfant des grottes ou celle du Tout premier enfant du monde.

Mais quel enfant aurait eu envie de lire la vie d’Hildegarde de Bingen ou celle d’Abdelkader ? Et celle, touchante d’Andrée Deschamps, la grand-mère de Marie Desplechin, bien sûr inconnue de tous?
Pourtant, leurs vies se mêlent à celles des plus célèbres.

En réalité, peu importe ce qu’ils ou elles sont. Et c’est la beauté de ce recueil: roi, reine, sainte, demi dieu, artisan, chercheur, inconnus invisibles aux yeux du monde, les auteurs ne font  aucune hiérarchie, car aucune enfance ne vaut plus qu’une autre, y compris la vôtre, y compris la nôtre.
Aucune enfance n’est banale à raconter. Quelle ouverture sur notre humanité!  On sent fortement l’amour du duo Desplechin – Ponti pour chacune de ces enfances, même si parfois elle se voile de rage face aux intolérances, aux violences et aux injustices.

Enfances est un livre qui peut s’ouvrir au hasard. Personnellement j’ai lu en essayant de me mettre à la place d’un enfant qui ne connaissait aucun ou presque des personnages. En activant ma simple curiosité. Et ça fonctionne parfaitement ! Les récits intriguent, rendent curieux, n’accablent pas le lecteur de savoirs inutiles pour se concentrer sur des faits et nous laissent imaginer les émotions de l’enfant à qui la vie impose des choses parfois terribles.

On peut donc suivre son instinct par l’attirance d’une image ou d’un nom (que les noms sont magnifiques!). D’autant plus que chaque nom-titre est suivie d’un « surnom » ou d’un qualificatif. EDITH PIAF, moineau; MICHEL PETRUCCIANI, pianiste géant. On remarque aussi que tous ont une date de naissance (quand on la connaît), mais pas de mort. L’enfance ne meurt jamais.

Pour vous mettre en appétit, vous pouvez commencer par l’inspirante page couverture de Claude Ponti. Il y dépeint la beauté contenue dans une vie d’enfant, sa fragilité, son regard sur le monde, les attirants chemins de traverse ou ceux qui semblent déjà dessiner son avenir.

« Être enfant est ce qu’il y a de plus précieusement important dans l’univers parce que sans enfant il n’y a pas d’adulte. Tout simplement« . (Marie Desplechin et Claude Ponti)

Rappelons aussi le Musée de oeuvres des enfants initié par Claude Ponti, totalement dans la cohérence de cette dernière parution : www.lemuz.org

Enfances

 

 

Ah, les belles folies de Ponti!

Ah, les belles folies de Ponti!

De la vallée des Touim’s (Ma vallée, 1998) à la folle course en livre (La course en livre, 2017), Claude Ponti crée un univers unique, un peu fou pour certains, déconcertant pour d’autres, ludique sans aucun doute, fascinant pour les enfants et tous ceux qui ont la capacité d’être connecté l’enfant qu’ils ont été. Ou celui qu’ils auraient aimé être.
Oui, heureusement, dans le monde des livres jeunesse, il y a quelques fous de la trempe d’un Ponti et il n’y en a pas tant que cela, alors profitez-en! Et profitez de leur douce folie.

La prose poétique (et donc musicale) qui se mêle aux représentations fantastiques des histoires de Claude Ponti, tour à tour étonne ou amuse les enfants. Mais cet auteur a surtout le pouvoir de les toucher, droit au coeur. Sans doute par la libération d’un imaginaire sans limite accompagné du plaisir du délire.
Mais aussi et surtout, je crois, parce qu’il donne à ses petits héros  une force vitale proche de la survie. Ils portent en eux ce courage et une certaine « inconsciente » confiance dans leur fragilité, parce que Ponti leur permet de vivre des évènements incroyables, terribles et délicieux, tout cela à la fois. De la folie, jamais de mièvrerie. Dans une société qui a tendance à censurer, uniformiser, formater, ça fait vachement du bien!

Claude Ponti est  amoureux fou des enfants. On le sent à travers ce qu’il leur permet de vivre. Il les autorise à tout ou presque : partir, revenir, courir, affronter les dangers, chercher, rencontrer, s’étonner,  être astucieux, être amoureux. Il les autorise à la plus grande liberté qui soit. C’est pour cela qu’il ne faut jamais oublier de présenter ses livres aux enfants! N’en déplaise à certaines grandes personnes qui les trouvent  trop…compliqués ? (elles ne savent peut-être pas se laisser aller), durs? (ah oui? pourtant la vie même dans une cour de récréation n’est pas si facile),  effrayants ? (pas plus que le loup qui dévore le petit Chaperon Rouge). Ils oublient que les enfants trouvent dans cette douce folie de quoi rassasier leurs émotions, leurs fantasmes, leurs rêves, puisque tout est possible.

Avez-vous déjà observé un petit qui découvre un livre Claude Ponti? Il est littéralement hypnotisé et suit pas à pas les chemins empruntés par le héros. Quitte à se perdre avec lui, quitte à marcher sur des échelles imaginaires, quitte à ne pas tout comprendre. Mais c’est aussi cela, la lecture, n’est-ce pas ? Attendre que les choses aient du sens. Ne pas savoir où l’histoire nous mène. Deviner, anticiper ou se laisse surprendre.
Les héros ont une telle force qu’ils obligent Ponti à inventer des mots pour mieux préciser les choses, ils ont une telle force que dans leur monde, les champignons ou les pierres parlent. Et peu à peu, le texte se révèle grâce aux illustrations. C’est du boulot de lire du Ponti!!

Certes, le fil de ses histoires n’est pas toujours joyeux: pauvreté (Schmelélé), rejet (Okilélé), maltraitance (Mô-Namour), fin du monde (Bih-Bih et le Gouffron-Bouffron),…Pourtant jamais de pathos ni de lourdeur de sentiments. Il laisse ses personnages aller jusqu’au bout de leurs aventures et de leurs moyens pour mieux rebondir, et mieux revenir, car on en revient toujours. Il est là, le message important, si message il y a. Ponti imagine des héros capables  d’explorer  seuls leurs démons, de prendre des risques et de s’en sortir admirablement. Il y a toujours une solution, réelle ou magique.

Les illustrations de Claude Ponti prennent parfois des formes inattendues, imprévisibles, angoissantes ou accueillantes selon le moment de l’histoire. Elles jouent évidemment un rôle très important. Elles expriment la forme que prend la vie autour de nous selon nos émotions. Un peu comme Anthony Browne qui va jouer sur une transformation surréaliste du décor, Claude Ponti propose un univers en métamorphose constante qui permet aux personnages de trouver des portes ou des passages pour fuir ou se cacher. Du coup, tout peut prendre vie car tout est nécessaire. Et l’imagination est sans limite. Observez, dans L’avie d’Isée, la beauté du voyage dans des architectures éblouissantes !

Il y aurait tellement à dire. J’en perds la notion du temps. Un article de blogue se doit d’être court. Mais un mot encore, concernant son dernier album, La course en livre, joli prétexte pour revenir sur l’ensemble de son travail. Je me suis demandé comment il en était arrivé là, Claude Ponti, à faire une course en livre, au bout d’une centaine de livres. La réponse logique serait tout simplement « pour se marrer dans un livre ». Mais j’y  décèle aussi l’admiration de l’auteur envers les enfants qui plongent dans la lecture, s’y délectent ou s’y perdent. C’est sacrément complexe de lire ! Décoder, comprendre, articuler, revenir en arrière pour se rappeler des trucs de l’histoire ou revoir des choses qui nous avaient échappé, avoir envie de fermer et recommencer. Ou s’autoriser à ne regarder que les illustrations. Quelle excitation pour le cerveau! Quelle espace de liberté incroyable. Claude Ponti, c’est ça son secret. Donner envie de lire parce qu’on relit. Oser partir à l’aventure et se rencontrer nous-mêmes pour mieux revenir. Et puis, que craindre dans un livre ? Dans La course en livre p.54, on peut lire: « impossible d’être prisonnier d’un livre, on sort quand on veut. C’est Blaise le poussin masqué qui le dit, donc c’est vrai. »

Bibliographie totale sur le site de l’éditeur

Acheter La course en livre

Je garde un faible avec Ma Vallée, belle entrée en matière dans le monde de Claude Ponti. Mes coups de coeur vont aussi vers Schmélélé, Okilélé, L’Avie D’Isée, L’arbre sans fin, Le Non ou Dans rien (Tromboline et Foulbazar), Blaise et le château d’Anne Hiversère...en fait j’ai du mal à m’arrêter.

Prochain article:  Histoires d’amis de Grégoire Solotareff

Lire, une évidence?

TotoLe premier trimestre bientôt achevé, c’est un bonheur d’entendre les enfants de 1ere année commencer à lire. Je me souviens de ce moment miraculeux qui me permettait tout à coup d’articuler des mots, syllabe par syllabe, puis tout à coup en comprendre le sens. Fierté.
Certes je n’ai pas bénéficié de tous ces livres jeunesse tels qu’ils existent aujourd’hui. J’avais mes Martine, Caroline, Pif gadgets, et le Petit Larousse illustré. La méthode insistait plutôt sur ba be bi bo bu qui n’étaient que des sons et des abstractions. Pourtant, j’ai réussi à lire « TOTO VEUT LA POMME ».

Oh, je ne suis pas devenue accroc à la lecture immédiatement. Je n’ai pas (comme je le vois aujourd’hui auprès d’enfants de 9 ou 10 ans), osé prendre un vrai gros roman avant l’âge de 13 ans. J’avais bien d’autres chats à fouetter entre les aventures d’Asterix, de Tintin ou le mystère des contes en 45 tours  que j’écoutais en suivant le texte. La Petite Sirène surtout qui me bouleversait mais je ne savais pas trop l’exprimer. Et je gardais ça pour moi. Jamais il ne me serait venue à l’idée devant mes frères et mes parents de dire »j’ai trop de peine, je viens d’écouter la Petite Sirène et son chant plaintif ». Souvent les enfants se taisent parce qu’ils ont peur que l’on se moque d’eux, ou qu’on ne les croit pas.
Et moi, je ne le savais pas encore, mais je venais de comprendre à quoi servait une oeuvre de fiction, c’est à dire à déposer des mots et des images sur nos vies et nos émotions. Des mots et des images que jamais nous n’aurions inventés tout seuls. Lire est un soulagement. En lisant ma Petite sirène, c’est moi qui fabriquais l’histoire. Magique.

Si nous posons la question aux enfants:  À quoi ça sert de lire? À quoi ça sert tous ces livres?
Ils  répondent: pour apprendre des choses, ou pour rire, vivre des aventures. Oui, c’est vrai, mais si nous prenions le temps de vraiment leur expliquer que la nécessité de lire (de la fiction, entre autres) est reliée au plaisir, ils seraient plus motivés. C’est une question simple à laquelle ils doivent trouver une réponse. Et pour cela il leur faut des livres réjouissants et des outils de lecture. Et du temps, non? et de livres partout aussi: dans les café, les banques, les pharmacies, les supermarchés…Des bons livres.

La course en livreAlors que nous vivons la génération la plus riche en livres jeunesse,  comment se fait-il que tant d’enfants n’y voient pas l’intérêt, ou n’aiment pas ça, ou ne comprennent pas ce qu’ils lisent?
J’en viens à évoquer La course en livre  le dernier Claude Ponti, une bombe ! Enfin…une brique de 108 pages avec des poussins qui font la course dans le livre. Qu’est-ce qu’une lettre, un mot, une histoire ? Quel est le vrai du faux et le faux du vrai ? Ponti chamboule tout, voilà un livre réjouissant et un créateur incroyable qui sait se renouveler et nous étonner. En le lisant j’ai pensé aux enfants qui démarrent un jeu en tentant de bien respecter les règles, puis qui tout à coup, partent et courent dans tous les sens parce que ce qui prime avant tout, c’est le plaisir. Parfois il y en a un qui pleure mais il a toujours la possibilité de sortir s’il en a assez. D’ailleurs, Claude Ponti lui offre une porte de sortie. Et puis de toute façon, il est libre comme l’air qu’on respire dans les livres. Car « Impossible d’être prisonnier d’un livre. » C’est Blaise le poussin masqué qui le dit donc c’est vrai. Quelle trouvaille! Lire c’est vivre.