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Valoriser le monde de l’écrit

Plus que jamais l’accès au monde écrit est important :
– pour avoir accès à différentes sources d’informations,
– pour comprendre les articles relatant les faits mondiaux,
– pour s’évader en lisant des histoires,
– pour partager en groupe des textes qui amènent nos plus jeunes à réfléchir.
Au-delà des consignes relatives à la situation actuelle, nous ne devons pas oublier l’essentiel, le contenu, le cœur de ce que nous voulons transmettre aux élèves. Et puisque nous vivons dans une société de l’écrit où toutes formes d’écrits coexistent et se mettent sur le même plan (textos, twitter…) , nous devrions valoriser l’importance d’une littérature qui offrent aux plus jeunes un espace de réflexion, de pensée et de questionnement.

Nous pourrions en dire de même pour l’illustration puisque nous vivons aussi dans un monde bombardé d’images de toutes sortes. À côté de son rôle narratif, interprétatif ou cognitif, elle offre à nos enfants des explorations esthétiques et des regards sur le monde d’une infinie variété. L’ouverture culturelle se situe aussi dans la dimension iconographique.

Un enjeu de taille que celui de faire comprendre à nos jeunes que nous ne pouvons nous passer de lire car nous avons plus que jamais besoin d’histoires, besoin de rêve. Pour développer leur intérêt à la lecture, je vous propose deux pistes importantes :

  • Approfondir le travail culturel (au sens le plus large) à partir d’une lecture, c’est à dire créer tous les liens possibles afin que chacun trouve un véritable intérêt pour cette lecture et évite de penser que ce texte à lire n’a d’intérêt que pour vous, professeur.e !

    Un exemple concret à partir de La quête d’Albert (Isabelle Arsenault, La Pastèque) : Albert qui tente de lire son livre en paix, s’installe dans la ruelle derrière chez lui, et dans les poubelles devant ses yeux, traine un tableau. C’est l’un de plus connu de Claude Monet, Impression soleil levant. Quelle occasion merveilleuse de montrer aux élèves la façon dont les peintres impressionnistes représentaient le monde !
    Mais on pourrait privilégier une autre axe, social cette fois : les ruelles de Montréal, le lieu idéal pour se faire des amis, partager des pique-niques, s’amuser avec d’autres que ceux de l’école.
    Ou encore, puisque l’histoire parle de l’invasion de autres dans notre espace, lancer une discussion : les autres me dérangent-ils ? Pourquoi et en quoi me dérangent-ils ? Quelles sont mes limites ?
    Et puis il y a tout l’aspect humoristique de l’histoire…
    Plus vous aurez cerné le sens et le contenu d’une histoire, mieux pour pourrez partager et amener les élèves plus loin que l’histoire.
  • Renforcer le lien avec les familles de façon à ce qu’elles vous apportent leur soutien, non seulement en 1ère ou 2e année, mais que leur implication se prolonge au-delà. Quelques idées :
    – leur lire un texte signifiant à la rencontre en début d’année, même si elle est virtuelle ! Un texte que vous aurez à cœur de défendre, d’expliquer…
    – leur fournir une bibliographie des livres que vous conseillez, dès le début d’année. Ils pourront ainsi en emprunter ou en acheter.
    – leur rappeler l’importance d’accompagner leur enfant s’il a des difficultés en prenant le temps d’être à ses côtés quand il lit, en éteignant les écrans qui pourraient distraire sa concentration ne serait-ce que 15 mn par soir, en lisant aussi ce qu’il lit pour en parler avec lui.
    L’implication des parents est un atout essentiel, notamment en 2e et 3e cycle où la lecture n’est pas toujours suffisamment acquise et l’enfant moins motivé s’il rencontre quelques difficultés. Ce qui était un plaisir ne doit pas devenir une corvée!

Nous ne répèterons jamais assez que l’enjeu de la littérature va au-delà de l’apprentissage de la lecture. Il est humaniste, social. Si nous voulons donner à nos enfants la chance de lire, vraiment, il va falloir faire agir avec un peu plus d’exigence. Ce n’est pas facile mais c’est un choix de société, un choix qui leur permettra de se projeter dans l’avenir. Un choix qui leur donnera confiance en leur capacité de rêver.
Rappelons ici qu’un québécois sur deux éprouve des difficultés à lire et comprendre. Alors maintenons le cap lecture !

Vous souhaitez donner de l’élan à la lecture dans votre école, que ce soit à la rentrée ou dans l’année ?

CONFÉRENCE DONNER DE L’ÉLAN À LA LECTURE,
donnée par Marie Barguirdjian
https://forms.gle/StZyJn8Up4gDXthv8